Les canadiens s’intéressent à l’investissement dans le domaine des mines en Algérie

Les canadiens s’intéressent à l’investissement dans le domaine des mines en Algérie

L’intervention de M. Mustapha Ouyed et M. Ghani Kolli, respectivement Président et Vice-président du CDCA, dans la chaîne Ennahar TV.

La chaîne de télévision algérienne Ennahar TV a invité sur son plateau, aujourd’hui 26 novembre, M. Ouyed et M. Kolli pour s’exprimer sur l’intérêt que portent les investisseurs canadiens, ainsi que les gouvernements du Québec et du Canada, au secteur minier algérien.
#Mines_et_developpementdurable

 

Interview avec Mustapha Ouyed, président du Conseil de développement Canada-Algérie

C’est en sirotant un café dans l’ambiance populaire du fameux quartier «Le petit Maghreb» pour d’autres le «Maghrebtown» situé dans la métropole du grand Montréal que nous avons engagé notre entretien avec le président du Conseil de développement Canada-Algérie qui n’est autre que Mustapha Ouyed, dont l’objet de notre discussion a eu pour fil conducteur les défis et les perspectives du CDCA. L’homme, qui est un pur produit de l’école nationale polytechnique d’Alger, croit dur comme fer que les relations économiques et commerciales entre les deux pays ont besoin d’un souffle nouveau susceptible de les redynamiser. Cela fait partie des missions du CDCA.
INTERVIEW REALISEE PAR RABAH KARALI

LE CONSEIL DE DÉVELOPPEMENT CANADA-ALGÉRIE A ÉTÉ MIS EN PLACE EN 2016 POUR LA PROMOTION DE LA COOPÉRATION ÉCONOMIQUE ENTRE LE CANADA ET L’ALGÉRIE. QUEL BILAN PEUT-ON TIRER DE CETTE RÉCENTE EXPÉRIENCE ?
Je dirai que le bilan est très positif, à telle enseigne qu’on a dépassé le succès enregistré de cette première année d’exercice. Actuellement, nous sommes en train de voir comment prioriser certaines activités par rapport à d’autres. Le Conseil de développement Canada-Algérie a pris une place qu’il mérite parce qu’audelà du travail individuel accompli, on s’est aperçus qu’il existe un réel besoin de consolidation des relations économiques et commerciales entre les partenaires. Il se trouve aussi qu’entre-temps, nous avons eu en retour énormément d’échos en réponse aux initiatives que nous avons entreprises durant une période
qui, ma foi est très courte. A mon avis, à ce stade de notre parcours nous avons seulement touché au sommet de l’iceberg de tout ce qui est possible d’entreprendre dans le monde des relations économiques entre les deux pays. Par ailleurs, nous sommes très confiants pour l’avenir de notre organisation et très heureux de savoir que les autorités algériennes ne ménagent aucun effort pour collaborer avec le CDCA, comme en témoignent les nombreuses audiences qui nous ont été accordées par pas moins de six ministres différents, de grands chefs d’entreprise et autres personnalités économiques et financières.

VOTRE MISSION DE METTRE EN RELATION LES HOMMES D’AFFAIRES DES DEUX PAYS EXIGE BEAUCOUP D’EFFORTS.
COMMENT PROCÉDEZ-VOUS DANS CE CAS DE FIGURE ?
La principale difficulté à laquelle nous faisons souvent face est due au fait que la communication nous fait toujours défaut. Je m’explique : vous savez que nous comptabilisons à notre actif déjà deux grosses missions et pas des moindres. Tout d’abord, c’est la partie algérienne qui a fait le premier pas, le Forum des chefs d’entreprise s’est déplacé avec un panel d’opérateurs ergonomiques au Canada sous la conduite de son président Ali Haddad, et par la suite, c’était au tour des Canadiens de répondre à cette première visite des Algériens. Les hôtes de l’Algérie ont tenu à marquer leur présence par une délégation de femmes d’affaires canadiennes. L’ensemble des deux missions ont eu lieu au cours de 2017, sous le slogan ‘’Partenariat et exportation’’. Les deux rencontres ont
été couronnées d’un grand succès suite aux impressions des hommes d’affaires des deux pays. La preuve est que cela s’est soldé par la mise en oeuvre de contacts positifs pouvant conduire à des projets de partenariat. Pas seulement, puisque je vous
annonce que désormais les choses vont passer à la concrétisation de projet dans le cadre du partenariat algéro-canadien. Pour revenir à votre question, la difficulté majeure reste celle de véhiculer une information de qualité aux entreprises canadiennes et
vice versa concernant les opportunités d’affaires. Pourquoi ? Parce qu’il faut savoir que pendant les 20 ou 30 dernières années, le Canada a concentré tout son système relatif aux échanges commerciaux avec son voisin du Sud, c’est-à-dire, les Etats-Unis. Toutefois, cette option est en train de changer et c’est cette opportunité que nous devons saisir.
Comment ? En présentant à nos amis canadiens une information qui va les rassurer et qui leur permettra d’avoir une image de bon partenaire.
D’ailleurs, au sein du CDCA, nous accordons un intérêt particulier au développement d’une politique de communication la plus performante qu’elle soit.

QUELS SONT LES DOMAINES D’AFFAIRES DANS LESQUELS EST POSSIBLE DE CRÉER UN PARTENARIAT GAGNANTGAGNANT ?
Actuellement, le CDCA ne voit pas d’un bon oeil uniquement un secteur d’activité bien précis, au contraire, tout est à prendre. Après plusieurs séances de réflexion communes, nous avons dégagé deux principaux axes de travail, à savoir les mines, l’agriculture et l’agro-industrie.
Pour les mines, l’Algérie, de par sa position stratégique de premier pays africain en termes de superficie, ce qui veut dire d’immenses ressources naturelles inexploitées. Pour ce même secteur, le Canada est le leader mondial dans le domaine de l’investissement, mais également dans la technologie et le savoir-faire minier.
Alors, nous avons d’un côté, un pays africain probablement le plus riche au monde en ressources minières et d’un autre, le Canada qui jouit d’une compétence avérée détenue par les cadres de ses compagnies.
C’est dans ce contexte, que nous prévoyons d’organiser probablement au mois de novembre prochain un déplacement d’une délégation de chefs d’entreprise du secteur minier canadien. Elle sera constituée d’explorateurs, d’investisseurs, de sociétés de services ou d’engineering, mais aussi de cabinets d’avocats et de financement. Il seront regroupés en un comité de travail qui va
les regrouper afin de collaborer directement avec les responsables de holding minier Manadjim El Djazaïr (Manal), du ministère de l’Industrie et des Mines, du ministère des Affaires étrangères, et tout cela grâce à la mission effectuée en février 2017 à Alger durant laquelle nous avons été invités, personnellement, par M. Yousfi à venir discuter à Alger. Dans le volet agriculture, vu l’immensité du territoire algérien, en dépit d’un climat plus ou moins semi-aride, il existe beaucoup de potentiel de développement agricole, ajoutons à cela la volonté des autorités à aller de l’avant pour booster ce secteur stratégique de l’économie. Vous avez certainement constaté chez les commerçants installés au niveau du quartier où nous nous trouvons que les produits agricoles algériens sont bien présents sur les étals. Ce qui signifie que nous allons encore oeuvrer davantage à dynamiser l’exportation algérienne et accroître, par la même occasion,cette proportion de fruits et légumes partout au Canada. Toutefois, pour atteindre une croissance dans l’export,
il est nécessaire de mieux faire en termes de productivité agricole en Algérie. Encore une fois, le Canada est incontestablement un pays qui excelle, notamment dans la production agricole, en occupant le premier rang mondial dans l’exportation des céréales et du reste, il possède une expertise particulière dans la pratique de l’élevage comme la production laitière. L’Algérie ne peut que profiter
de cette expérience ; d’ailleurs, pour le moment, elle reste l’un des plus importants importateurs de ces deux denrées alimentaires. Il y a beaucoup à travailler avec les fermiers canadiens pour améliorer un tant soit peu la sécurité alimentaire de l’Algérie. A nos yeux, c’est un enjeu qui reste prioritaire et nous faisons en sorte que le gouvernement algérien sache que nous sommes très disposés à l’aider dans ce sens.

DE MANIÈRE PLUS DIRECTE, LES INVESTISSEURS DES DEUX PARTIES SONT-ILS DISPOSÉS À CRÉER DES SOCIÉTÉS MIXTES DANS CETTE BRANCHE DE L’ÉCONOMIE ?
Effectivement, il existe quelques entreprises algériennes qui ont exprimé leur souhait de travailler dans cette direction, néanmoins le
problème qui peut émerger à l’avenir c’est le fait qu’un producteur risque de perdre un client du jour au lendemain.
Au niveau du CDCA, nous avons évoqué cette situation hypothétique sachant que le risque zéro n’existe pas dans le business. Seulement, le message que nous avons transmis à la partie canadienne toutes structures confondues est que le gouvernement
algérien est déterminé à faire évoluer sa production nationale avec ou sans le Canada. Nous leur avons parfaitement expliqué que de toutes les manières, ils n’ont aucun intérêt à rester observateurs, tout en constatant que leurs exportations ne progressent pas. Aussi, n’est-il pas judicieux de collaborer avec les Algériens en ramenant leur savoirfaire pour produire et répondre aux besoins domestiques locaux et ensuite exporter ensemble, selon le principe du gagnant-gagnant.

PROCHAINEMENT, IL SERA ORGANISÉ UNE SEMAINE DE DÉGUSTATION DES PRODUITS AGRICOLES ET AGROALIMENTAIRES ALGÉRIENS AU CANADA. COMMENT APPRÉHENDEZ-VOUS CET ÉVÉNEMENT ?
Aujourd’hui, nous sommes en pleine phase de montage logistique de ce projet de mission, nous avons enregistré un minimum d’entreprises qui sont vivement intéressées de participer pour présenter leurs produits, à l’image du fromage, des dattes, de l’huile d’olive et des olives, des figues, des produits carnés sans oublier les semoules et les pâtes alimentaires. Cette sélection de variétés de produits a été décidée par nos membres algériens pour la simple raison que ce sont des opérateurs qui possèdent déjà un capital
expérience dans l’acte d’exporter, ils maîtrisent bien le marché de l’export et des produits qui se distinguent par rapport à d’autres. Cela ne veut pas dire que les nouveaux investisseurs dans l’agriculture et l’agroalimentaire n’ont pas leur place dans cette mission, au contraire, le CDCA leur ouvre grandes les portes de ce rendez-vous pour tester leurs nouveaux produits. Vous savez, c’est beaucoup plus une opération de charme d’envergure raisonnable et nous l’envisageons comme un premier ballon d’essai. D’autre part, notre but est de tenter d’attirer les citoyens canadiens pour les mettre en contact direct avec les producteurs algériens et leur faire découvrir les saveurs de nos produits agricoles.
Pour la date de l’organisation de cette foire de dégustation, nous envisageons de la tenir à la fin du mois d’octobre, ce qui nous laissera le temps de bien peaufiner les moindres détails de cette mission.
Hormis cette fête de dégustation, nous prévoyons en parallèle des conférences et des B to B afin de faire rencontrer des participants algériens avec des responsables de grandes centrales d’achat canadiens.
Dans cette perspective, nous avons entrepris des démarches avec notre partenaire local TFO Canada qui est un excellent développeur des activités d’exportations et qui n’est autre qu’une ONG qui aide les exportateurs potentiels des pays émergents à mieux exporter leurs produits principalement vers le Canada et ailleurs.

QU’EN EST-IL DES POSSIBILITÉS D’INSTALLATION DES OPÉRATEURS ÉCONOMIQUES ALGÉRIENS SUR LE SOL CANADIEN ?
Oui, le Canada a toujours était une terre d’accueil, c’est incontestable.
Aujourd’hui, beaucoup de producteurs algériens exportent leurs produits partout dans le monde et se sont établis dans les pays où ils activent.
Toutefois, il faut des critères dont la capacité, les compétences, les ressources ; notre rôle est de leur servir de pont pour qu’ils fassent connaître leurs produits, d’où l’organisation de la foire de dégustation. Il est vrai que tout investisseur doit se préparer à l’inconnu dans son aventure commerciale, surtout en terre étrangère. Cela étant, le CDCA ne peut qu’encourager les grands groupes de production d’intégrer le Canada et ce sont ceux-là qui vont ouvrir les portes aux autres. Nous invitons les entreprises qui présentent des ressources et des compétences établies à venir au Canada et nous sommes entièrement disposés à les accompagner dans toutes leurs démarches, selon les principes de nos missions pour lesquelles le Conseil de développement Canada-Algérie a été créé.

Source: Le magazine économie algérien Dziri

Coopération algéro-canadienne : Progrès remarquable

Les relations économiques entre l’Algérie et le Canada ont connu, ces dernières années, une amélioration remarquable notamment dans les secteurs hors hydrocarbures.

Les hauts responsables des deux pays ont exprimé à maintes occasions, leur volonté à aller davantage de l’avant dans la perspective de renforcer les relations bilatérales, en particulier dans le volet concernant la coopération économique. Cette volonté se traduit par les projets de partenariats qui sont déjà réalisés ou en cours de réalisation. On cite, entre autres, le projet de coopération en partenariat avec le CRDI canadien.
Il s’agit d’une étude des dispositifs d’agriculture contractuelle dans les filières lait et tomate industrielle. Il y a le projet de mise en place d’une banque des ressources phylogénétiques, de l’utilisation de biotechnologies liées à la production dans la ferme expérimentale du CNIAAG d’El-Tarf, en collaboration avec l’université de Saskatchewan (Canada).
En clair, la coopération avec le Canada dans  le domaine de l’agriculture constituera, sans nul doute, une opportunité  idoine  pour notre pays, car ce deuxième plus grand pays du monde, il faut le reconnaître bénéficie d’une solide réputation internationale en agriculture et en industrie agro-alimentaire  est cela grâce à sa longue et riche histoire de recherche dans le domaine du développement des technologies. Ceci dit, une coopération  stratégique entre les deux pays  ne pourrait qu’aboutir à renforcer leur  économies respectives surtout dans le domaine agricole.
Pour rappel, l’Algérie est l’un des principaux partenaires du Canada dans la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord. Le volume  des échanges commerciaux entre les deux pays a enregistré une légère hausse passant de 1,7 milliard de dollars en 2014 à 1,8 milliard de dollars en 2016.
En 2017, les exportations algériennes vers le Canada se sont chiffrées à 603,40 millions de dollars, constituées essentiellement d’hydrocarbures, de dattes, couscous, eaux minérales et gazéifiées, pâtes alimentaires, biscuits additionnés d’édulcorants, jus et mélanges de jus ainsi que du filet et autres chair de poissons.
Pour faire un tour d’horizon sur les grands axes de cette coopération somme toute solide et dynamique, nous nous sommes rapprochés du président du Conseil de développement Canada-Algérie, M. Mustapha Ouyed.
Dans cet entretien il passe en revue nombre de questions liées aux  perspectives prometteuses de partenariat dans le domaine de l’agriculture et l’agroalimentaire.
Il a estimé que  les hommes d’affaires  des deux pays peuvent créer des sociétés mixtes pour produire en Algérie.

Source : Le quotidien algérien El Moudjahid

Mustapha Ouyed, Président du CDCA, à El Moudjahid : « Une coopération mutuellement bénéfique »

El  Moudjahid : La coopération entre l’Algérie et le Canada dans le domaine de l’agriculture occupe une place importante, peut-on parler de belles perspectives et de progrès à réaliser dans les années à venir, dans ce domaine, en particulier ?
Mustapha Ouyed : La coopération dans le domaine agricole entre le Canada et l’Algérie présente des perspectives exceptionnelles. Le savoir-faire canadien dans le domaine, ainsi que la qualité et l’étendue des terres agricoles en Algérie sont reconnus mondialement. En mettant ensemble ces deux atouts importants, les entreprises agricoles des deux pays peuvent produire ensemble en Algérie des produits agricoles de qualité supérieure, pour répondre aux besoins locaux et exporter ensemble à travers le monde. À titre d’exemple, le Canada est actuellement le plus important exportateur de blé dur au monde et l’Algérie, qui est actuellement l’une des plus importantes destinations de ces exports, souhaite augmenter sa production locale pour réduire ses importations et renforcer la diversification de son économie. Il y a là pour moi une opportunité évidente de coopération mutuellement bénéfique, en produisant ensemble en Algérie du blé dur de très grande qualité et en l’exportant ensemble à travers le monde. Cette approche peut également s’appliquer pour de nombreux autres produits agricoles.

Les hommes d’affaires canadiens lorgnent-ils l’Algérie pour réaliser des investissements dans ce domaine ?
Justement, il s’agit de l’un des aspects les plus importants de la mission du Conseil de Développement Canada Algérie (CDCA). Nous travaillons à améliorer l’information et la communication dans les deux sens afin de faire prendre conscience des formidables opportunités de partenariats. Lors de notre mission économique du mois de février dernier, placée sous le signe de « Partenariat et Exportation », nous avons pu compter sur la participation d’une société d’Etat de crédit EDC (Exportation et Développement Canada), dont la mission est d’apporter des solutions de financement aux exportateurs et investisseurs canadiens et à leurs acheteurs étrangers. Cette mission a été organisée avec beaucoup de succès, grâce notamment au soutien continu et efficace du ministère algérien des Affaires étrangères ainsi que des instances diplomatiques des deux pays. La participation d’EDC et des autorités gouvernementales des deux pays à la mission économique du CDCA en Algérie a envoyé un signal fort aux entreprises canadiennes sur les opportunités d’investissement en Algérie. Ils voient de plus en plus l’Algérie comme la plateforme de choix pour s’y implanter et prospérer, puis de déployer leurs produits et solutions vers l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient.

Vous avez annoncé l’organisation prochainement d’une semaine de dégustation des produits agricoles et agro-alimentaires algériens au Canada. Est-ce qu’on peut avoir plus d’information sur cette manifestation ?
C’est une initiative qui est en cours de préparation en réponse à quelques-uns de nos membres en Algérie qui souhaitent explorer le marché canadien et nord-américain pour les produits agricoles et agroalimentaires algériens.
Nous avons jusqu’ici des entreprises algériennes intéressées à faire goûter des fromages, des dattes, des olives, des figues, de l’huile d’olives, des pâtes alimentaires et des produits carnés.
Nous avons mis en place en juin dernier un comité de travail « Agro-industrie » à qui nous avons confié la préparation de cette activité.
Le comité est en train de travailler notamment à identifier les aspects réglementaires et de certification, qui permettront de garantir la libre entrée des produits algériens pour cet évènement qui aurait lieu à Montréal, ainsi que sur l’organisation de rencontres entre les exportateurs algériens participants et les acheteurs et distributeurs canadiens potentiels. Le programme sera dévoilé dans quelques semaines et il inclura des sessions de dégustation pour le grand public. La présence au Canada de la deuxième plus importante diaspora algérienne à travers le monde est certainement un atout majeur pour le succès de l’exportation des produits algériens au Canada.

Vous avez également annoncé l’organisation d’une formation de formateurs pour l’accompagnement des exportateurs algériens. Comment va se dérouler cette formation ?
Il s’agit d’un programme de formation et d’accompagnement des entreprises algériennes, pour la réussite de leurs exportations au Canada et à travers le monde. C’est une initiative qui est issue de la mission économique du CDCA en Algérie en février dernier.
Nous avions alors pu compter sur la présence dans notre délégation du directeur général de TFO Canada, un organisme sans but lucratif, dont la mission est d’améliorer les conditions de vie en tissant des partenariats commerciaux durables entre les exportateurs de pays en développement et les acheteurs canadiens et étrangers.
Lors des rencontres que nous avions eu notamment avec les représentants du ministère algérien du Commerce, l’idée était née de capitaliser sur l’expertise de TFO Canada et le support du CDCA, pour offrir aux entreprises algériennes le soutien nécessaire pour adopter des pratiques professionnelles de calibre mondial dans leurs activités d’exportation. Le programme proposé se compose de deux volets. Un premier volet consiste à former des formateurs algériens. Il vise à établir une plateforme de formation pour les exportateurs.
Ces formateurs vont développer leurs compétences techniques dans le domaine du commerce international et seront équipés pour fournir des services de formation et de soutien commerciaux aux exportateurs existants et potentiels de différents secteurs, de manière à aider ces entreprises à développer leurs exportations, et à contribuer d’une façon durable au développement économique en Algérie.
Le deuxième volet portera sur la sélection puis la préparation et le renforcement des compétences d’entreprises algériennes et de leurs produits, afin de tenir compte de tous les outils et connaissances nécessaires qui pourraient contribuer à introduire d’une façon efficiente et efficace leurs produits sur le marché canadien, de façon à bien se positionner par rapport à la concurrence et à saisir les nouvelles occasions d’exportation que cela pourrait générer.
Le programme s’est fixé un objectif de vente de 100.000 $ lors de la première mission commerciale au Canada pour les entreprises sélectionnées.
Le programme prévoit par la suite des ventes de plusieurs millions de dollars lors du déploiement des apprentissages et des bonnes pratiques à plus grande échelle. Nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère du Commerce sur ce dossier et nous espérons pouvoir en faire bénéficier les entreprises algériennes très bientôt.

Challenges : CDCA – Renforcer les échanges économiques algéro-canadiens

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« Nous sommes un organisme qui travaille avec toutes les bonnes volontés autour de la table pour développer une synergie et être un catalyseur de tous ces intervenants [organismes et entreprises qui collaborent avec le CDCA] qui chacun est actif dans son secteur. Nous, on vient au milieu pour créer des passerelles pour qu’on puisse travailler tous ensemble plus efficacement. » Mustapha Ouyed, Président du CDCA, sur Challenges – El Bilad TV.

Coopération algéro-canadienne | Plaidoyer pour une intensification des échanges économiques

Comment densifier les relations économiques et les échanges commerciaux entre l’Algérie et le Canada ? C’est l’objet de la rencontre annuelle du Conseil de développement Canada-Algérie (CDCA) qui a réuni ses membres, mardi, à Montréal. L’événement, qui se voulait un moment de réseautage et d’échanges, a été rehaussé par la participation des ambassadeurs des deux pays, Hocine Meghar, ambassadeur d’Algérie à Ottawa, et Patricia McCullagh, ambassadrice du Canada à Alger, ainsi qu’Abdelghani Chariaf, consul général d’Algérie à Montréal. Lors de sa prise de parole, M. Meghar a mis en avant les potentialités de l’Algérie en matière d’investissement qu’il s’agira de valoriser. “Le potentiel qui s’offre aux entrepreneurs est énorme et à portée de main”, a-t-il, d’emblée, affirmé. Le diplomate algérien, qui a évoqué les ressources énergétiques du pays, a soutenu que le marché intérieur est immense. Ce qui, selon lui, demande des investissements, notamment étrangers. L’Algérie a mis le cap sur la diversification de son économie comme réponse aux exigences de la mondialisation, a fait observer Hocine Meghar. Revenant sur les facilités pour attirer les investissements étrangers, l’intervenant a indiqué que tous les secteurs d’activité sont ouverts à l’investissement. Pour étayer son propos, l’ambassadeur croit savoir que la création d’entreprise en ligne “serait possible”. Pour sa part, Mme McCullagh a salué le dynamisme des relations économiques basées, selon elle, sur le partage de connaissances et le transfert du savoir-faire. La diplomate canadienne a plaidé pour “développer davantage les échanges et les relations économiques”. Elle a orienté les hommes d’affaires à se rapprocher du service des délégués commerciaux du Canada. Le SDC a été fondé en 1884 par la Fédération du Canada pour stimuler les échanges commerciaux avec ses partenaires étrangers. Le président du CDCA, Mustapha Ouyed, a exhorté les présents à travailler ensemble, en réseau, pour “aller plus loin et plus vite”, selon son expression. M. Ouyed a fait état de l’installation de deux comités sectoriels. Le premier concerne le secteur agro-industriel et sera présidé par Yahia Aïssa. “Au moins quatre opérateurs sont partants pour pénétrer le marché canadien en participant à une semaine de dégustation algérienne au Canada”, a mentionné M. Ouyed. L’occasion pour les opérateurs algériens de faire connaître, outre-Atlantique, les produits du terroir, tels que les fromages, l’huile d’olive, les dattes, la charcuterie, etc. Le second comité, que présidera Rachid Bayou, sera dédié au secteur minier. Après une rencontre avec le ministre de l’Énergie et des Mines, Youcef Yousfi, le président du CDCA a annoncé une mission prochaine pour explorer les potentialités d’investissement dans le secteur minier. La rencontre du CDCA a coïncidé avec l’ouverture de la saison estivale. À cette occasion, Air Algérie a lancé son programme estival avec 8 vols hebdomadaires, alors que la compagnie aérienne canadienne a amorcé son retour dans le ciel algérien avec une fréquence de 4 vols par semaine durant tout l’été. Ce renforcement de la liaison aérienne entre Alger et Montréal peut constituer un atout, notamment pour le fret, a reconnu le président du Conseil de développement Canada-Algérie. Le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et le Canada n’a pas dépassé 1,5 milliard de dollars en 2017. De Montréal : Yahia arkat

Source: Le quotidien algérien Liberté